On arrive généralement à estimer à cinq ans près la date d’un vêtement ou d’un portrait du XIXe siècle, voire à en déterminer l’année exacte, simplement à partir du style de la jupe, de la manche ou du corsage. Le plastron de chiffon monté sur satin est bouffant et froncé à la taille, au centre. Sur le devant, sous le col droit en moire de soie plissée, se trouve un double volant de chiffon garni de bandes horizontales de mince ruban noir et de valenciennes. Ce sort d’ornement se prolonge verticalement jusque dans le bas du devant du corsage. Le col droit est partiellement orné à l’arrière d’un volant de chiffon froncé garni d’un mince ruban de velours sous un col montant froncé de satin bordé de dentelle chimique.

À l’époque où la gown de Mme Brennan a été commandée, la suprême élégance consistait à porter des couleurs prunes. Dans le numéro du 30 janvier 1877 du journal montréalais The Evening Star, J. Carroll and Co. annonce, sous l’en-tête « New Dress Goods » (Nouveautés en matière de robes), dix sortes de tissus, tous dans les tons de prune. Ici, la jupe bouffante représente le changement de type le plus necessary à survenir à l’époque. Le corsage à basques et à taille courte présente un profond décolleté ouvert bordé de tulle plissé, agrémenté d’un volant de plis plats lui-même orné d’une frange. L’encolure est pourvue d’un ruban coulissant sur le devant, et cinq boutons recouverts ferment la gown à l’avant. La jupe de plus en plus ample en forme de dôme est typique du début de cette décennie, tout comme le décolleté très profond, les manches courtes, la taille effilée et la fermeture au dos pour la robe du soir.

Le corsage à basques et à pointe sans col comprend une manche pagode à trois pans, frangée et volantée, et ornée d’une bande de tissu imprimé « à disposition ». Sur le devant et le dos, un V créé par une bande du même tissu forme une sorte d’empiècement, le tout étant agrémenté d’une frange assortie. Six petits boutons recouverts de tissu et garnis de frange ferment le vêtement à l’avant. Trois larges volants de tissu également imprimé « à disposition » composent la jupe qui se ferme dans le dos. Au milieu de la décennie, la manche pagode s’élargit considérablement, et les volants à motifs floraux voyants, comme ceux-ci, sont en vogue.

La tournure a disparu et l’ampleur de la gown se situe maintenant sur les côtés, sous la forme de paniers modifiés. Le besoin d’ampleur s’exprime par des manches de plus en plus larges. Le bouffant à l’arrière de la jupe s’est transformé, comme on peut le voir ici, en ce qu’on a appelé la « tournure » de 1870. À l’époque, le bouffant est habituellement soutenu par une sous-construction, la tournure, souvent faite de crin de cheval.

La ceinture en taffetas s’attache à l’arrière ; elle se termine par une rosette et des rubans de satin. La succession rapide de types vestimentaires est intimement lié à l’apparition récente d’une société bourgeoise axée sur la consommation. Le vêtement féminin devient le signe extérieur par excellence de la scenario socioéconomique de toute la famille. L’amélioration généralisée des communications favorise aussi le perpétuel renouveau vestimentaire en permettant la diffusion rapide des dernières tendances européennes en Amérique du Nord. L’ADN de Philippe Dubuc reste d’un classicisme intemporel dans les costumes et chemises, mais avec une touche de modernité dans les détails et dans la silhouette. Ce sont des chemises, des vestes et des pantalons aux couleurs minérales, gris, noir, bleu, beige. Au cours du XIXe, la silhouette des vêtements féminins évolue très rapidement, et la période révèle un massive éventail de silhouettes ou de formes distinctes.

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